• Les légendes

    Le Berger KALDI

    La légende

     

    Comme toutes les grandes passions humaines, le café a suscité; de nombreuses légendes. L’une d’entre-elles, nous retrace la découverte de ce produit magique :

    la légende du Berger KALDI.

    Il y a bien longtemps, vers le VIIIème siècle, un jeune berger yéménite du nom de Kaldi, gardait ses chèvres sur les hauts plateaux du Djebel Sabor. Alors qu’il promenait tranquilement ses chèvres, il observa qu’elles broutaient des baies rouges d’un arbuste qui lui était inconnu. Il fut intrigué par la vivacité de ses bêtes ; en effet, celles-ci gambadèrent, sautèrent et dansèrent toute la nuit durant.



    Il décida de se rendre au monastère voisin de Chahodet et il narra son aventure au prieur. Celui-ci, au récit du jeune chevrier, établit le rapport entre les baies et la vivacité des chèvres et décida d’essayer lui-même ces baies. Celles-ci eurent le même effet sur lui.

    Curieux, il décida de faire bouillir les baies et faire boire la décoction à ses congénères. Ceux-ci gagnèrent en vivacité et purent prier bien plus longtemps qu’à leur habitude. Cependant, l’un de ses moines, qui n’apprécia pas du tout le breuvage, jeta celui-ci ainsi que les baies dans le feu. Peu de temps après, du feu s’élevait une agréable odeur. La torréfaction était née. Il récupéra les graines brûlées et les pila puis en fit une boisson. Un liquide noirâtre au goût amer en fut le résultat.
    Le café était né : le « kawah », c’est-à-dire force, élan et vitalité.

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    Au Yémen, deux moines, Sciadli et Aydrus, étaient chargés de la récolte du café.
    Par un après-midi pluvieux, ils revinrent avec leur récolte complètement trempée. Pour faire sécher les grains, ils les placèrent dans une cheminée où brûlait un bon feu. Puis ils se rendirent à la prière. Quand ils revinrent, les grains étaient plus que secs. Ils avaient rôti, mais ils sentaient très bon. Nos deux moines avaient, en fait, découvert le principe de la torréfaction.

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    C'est un breuvage qui serait né en Éthiopie.

    On raconte que lors d'un incendie de forêt, en Abyssinie, les caféiers en feu dégagèrent une délicieuse odeur, typique de celle que l'on rencontre chez les torréfacteurs. Les témoins de cet incendie récupérèrent les grains brûlés par le feu, les écrasèrent et les firent cuire dans de l'eau afin d'en réaliser un breuvage.


    ils appelèrent ce breuvage Kaffa

     

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    Au 19e siècle, les dirigeants colombiens tentèrent d'encourager la culture du café, mais ils ne furent pas entendus.

    Un caféier met cinq ans pour donner sa première récolte. Il faut avoir les moyens de survivre en l'attendant.

    Francisco Romero, le prêtre d'un petit village, Salzaar, eut alors une idée. Au lieu d'infliger quelques ave et pater à ses ouailles, après la confession, il leur imposa comme pénitence de planter trois ou quatre caféiers.
    L'archevêque apprécia la trouvaille et l'institua en pratique générale.
    La Colombie doit ainsi l'abondance de ses récoltes aux nombreux pêchés de ses aïeux
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    Qu'il ait été découvert
    par un chevrier, des moines ou des mystiques errants d'Arabie , le café serait bel et bien originaire d'Éthiopie.

    De là, il se serait répandu d'abord au Moyen-Orient, puis en Europe et enfin, dans le Nouveau Monde.